Pure Capital - Independent asset management

Durabilité

Non-prise en considération des incidences négatives des décisions d’investissement sur les facteurs de durabilité


Pure Capital est évidemment sensible à l’environnement et au social.

Le sujet est incontestablement d’actualité et nous ne pouvons pas y être insensibles car il touche à notre survie, à celle de nos enfants.

Le législateur, les technocrates veulent inciter les investisseurs à allouer leur capital en fonction de critères dits ESG.

La première difficulté (et une raison pour Pure Capital de ne pas implémenter cela) réside dans la lecture de critères incohérents ou peu lisibles.

Ces derniers ne sont d’ailleurs pas fixés par le législateur et donc bon nombre d’écoles se télescopent.

Certains considèrent qu’un constructeur de voitures électriques est à considérer comme absolument en faveur de l’environnement (car il fabrique des produits qui n’émettent pas de dioxyde de carbone), quand d’autres considèrent que ce même constructeur ne l’est pas car la production des composants utilisés pendant la construction est extrêmement polluante…

Les équipementiers en armes étaient considérés jusqu’à il y a peu comme non-conformes aux règles de sélection ESG. Aujourd’hui, ils peuvent être considérés comme faisant partie de la défense de la démocratie (conflit en Ukraine).

La seconde raison de ne pas implémenter les critère ESG dans notre gestion réside dans le fait que nous sommes convaincus que cette allocation différenciée ne réglera pas le problème de base qu’est l’émission de dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre.

Nous, êtres humains, émettons chaque année 52 milliards de tonnes de dioxyde de carbone. Et ce, dès notre réveil, en nous brossant les dents par exemple (un des sites les plus polluants en France est une usine de production d’éléments de base du dentifrice), en nous habillant (nos vêtements sont truffés d’éléments synthétiques, dérivés du pétrole)…

Si nos investissements devaient se porter vers des entreprises réellement respectueuses de l’environnement, nous devrions probablement ne plus investir du tout.

Finalement, nous pensons que pour diminuer voire réduire à zéro toutes nos émissions de dioxyde de carbone, nous avons besoin d’un plan à long terme qui nécessite surtout une mobilisation et un courage politique fort.

Selon nous c’est à nos élus de mettre en place les politiques (fiscales par exemple, en incorporant les « coûts » des externalités négatives à l’aide de taxes) qui inciteront consommateurs et producteurs à s’orienter vers des produits et solutions non-polluantes.

Ceci nécessite une vision à long terme.

Et des plans ambitieux pour soutenir la recherche, pour développer de nouvelles technologies (fission nucléaire nouvelle génération, fusion nucléaire, biocarburants, huile de palme synthétique, centrales de récupération de carbone,…).

Et tout ceci ne verra pas le jour en privant nos entreprises de capitaux sur base de critères divers et variés, et souvent non consistants voire incohérents…

Nous sommes de cet avis.

Cela correspond aussi à nos valeurs d’authenticité, d’honnêteté, de transparence et d’indépendance.

Nous n’avons donc pas, en l’état actuel des choses, l’intention d’appliquer de quelconques critères.

Ceci dit, nous sommes aussi convaincus que des actes individuels (tant au niveau personnel que celui de notre société) peuvent apporter une pierre à l’édifice :

  • Réduire notre consommation de viande
  • Réduire nos déplacements et privilégier les appels ou les conf calls
  • Privilégier la consommation locale
  • Permettre le télétravail dans les limites acceptées par les autorités
  • Faire usage de la mobilité douce si possible
  • Etc.

Thierry Léonard, co-fondateur de Pure Capital. 

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